Communiqué de presse

Des bâtiments intelligents et durables, prêts pour la robotique cognitive

© NEURA Robotics
Les assistants numériques au quotidien : les robots cognitifs viennent en aide aux personnes dans les domaines où le personnel est en pénurie.

La coopération entre NEURA Robotics et Drees & Sommer illustre une évolution profonde de l’architecture et de l’ingénierie : les bâtiments deviennent adaptatifs, les processus gagnent en automatisation, en sécurité et en efficacité, et l’intégration de la robotique est pensée dès la phase de conception. L’objectif est clair : créer des environnements bâtis capables d’interagir intelligemment avec les humains et les machines, au service d’une exploitation plus durable et plus résiliente.

« Nous connectons les mondes physique et numérique afin de permettre aux robots d’interagir plus efficacement avec leur environnement et avec les personnes », explique Dierk Mutschler, membre du conseil d’administration de Drees & Sommer. « Cela ouvre de nouvelles perspectives pour les établissements de soins, les sites de production, les immeubles de bureaux ou encore les infrastructures aéroportuaires. »

Des bâtiments intelligents ont besoin d’acteurs intelligents

Pour David Reger, CEO et fondateur de NEURA Robotics, les robots sont appelés à jouer un rôle central dans ces nouveaux écosystèmes. Fondée en 2019 à Metzingen, l’entreprise s’est imposée comme l’un des pionniers de la robotique cognitive en développant une approche technologique cohérente reposant sur un appareil unique intégrant capteurs et intelligence artificielle.

« Les robots ne seront bientôt plus de simples outils, mais de véritables compagnons intelligents dans nos bâtiments », souligne-t-il. « Connectés, autonomes et auto‑apprenants, ils interviendront là où la pénurie de main‑d’œuvre est la plus forte, notamment pour le nettoyage, la maintenance et les services techniques. Cela permet de réduire significativement la charge de travail humaine, de gagner du temps et d’améliorer la sécurité. »

Les sanitaires, un levier clé pour l’hygiène et l’efficacité

Les installations sanitaires ont été choisies comme premier champ d’application. Forte fréquentation, exigences élevées en matière d’hygiène et manque de personnel qualifié rendent ce domaine particulièrement critique. Les robots cognitifs peuvent y détecter les contaminations, adapter leurs actions au contexte, réapprovisionner les consommables et signaler les anomalies techniques avant qu’une panne ne survienne. Résultat : des processus plus fiables, une meilleure propreté et une sécurité accrue au quotidien.

Le bâtiment comme système nerveux numérique

Au cœur de la collaboration se trouve le concept d’« environnement sensorisé ». Lumière, mouvements, température, sons et autres signaux sont captés et analysés en temps réel afin d’améliorer l’interaction entre les personnes, les espaces et les robots. Le bâtiment se transforme ainsi en véritable système nerveux numérique : les robots n’y opèrent pas seulement dans l’espace, mais avec lui.

« Nos robots voient, entendent et ressentent leur environnement. Ils prennent des décisions de manière autonome et apprennent de l’expérience », précise David Reger. Les technologies clés, notamment les fonctionnalités d’IA, sont développées en interne par NEURA Robotics et intégrées dans une plateforme logicielle qui vise à rapprocher durablement l’humain et la technologie.

Vers une infrastructure cognitive et durable

Drees & Sommer apporte à ce partenariat son expertise en planification, technologies des capteurs, jumeaux numériques et réseaux IT/OT. Fondée en 1970, l’entreprise est aujourd’hui un cabinet de conseil international, géré par ses associés, qui accompagne les acteurs de l’immobilier, des infrastructures et de l’industrie avec des solutions durables, innovantes et économiquement viables. Le groupe emploie environ 6 500 personnes dans plus de 70 bureaux à travers le monde et est solidement implanté au Luxembourg, où plus de 130 collaborateurs travaillent sur des projets contribuant à un avenir plus durable.

« Nous ne parlons plus uniquement d’équipements techniques du bâtiment, mais d’infrastructures cognitives », conclut Veit Thurm, associé chez Drees & Sommer. « Des bâtiments capables de percevoir leur environnement, d’interpréter les situations et d’interagir avec les robots de manière sécurisée, évolutive et de plus en plus autonome. »